Faisons de notre avenir un beau présent.

Autosuffisance alimentaire

L’«AUTOSUFFISANCE ALIMENTAIRE», C’EST QUOI ?

L’association MOTRIS définit l’autosuffisance alimentaire comme le fait de subvenir à nos besoins au maximum grâce à une production locale respectueuse de l’homme, des animaux et de l’environnement.

Ce projet s’inscrit dans un cadre plus général, la transition alimentaire : éviter la surconsommation, le suremballage et le gaspillage, développer le compostage, sensibiliser et apprendre (conservation des fruits/légumes, s’alimenter sainement, apprendre à cuisiner, connaître les produits de saison…), créer du lien social, privilégier une alimentation végétale… et bien d’autres choses !

OK, MAIS EN DÉTAILS ?

Il existe plusieurs modèles d’agriculture en France. Le modèle dominant est intensif, souvent dans une logique de profit financier à court terme, mais nuisible en termes de biodiversité et de santé notamment.
D’autres modèles existent comme la permaculture, les AMAP, l’agroécologie, l’agriculture extensive, biologique et bien d’autres, qui prennent mieux en compte la préservation de l’environnement, la création de lien social comme le respect du vivant.

Et si, nous :
-> regroupions toutes ces initiatives bénéfiques à l’échelle de Metz et ses alentours ?
-> consommions des aliments sans produits chimiques plutôt issus du commerce de proximité ?
-> développions le lien entre producteur et consommateur ?
-> partagions d’avantage ressources et savoir-faire ?

C’est dans ce sens que MOTRIS participe au développement des projets «Autosuffisance alimentaire» et «Transition alimentaire» à Metz et environs, aux côtés de nombreuses autres structures et individus.

OÙ EN EST-ON À METZ ET ENVIRONS ?

Les premiers jardins Incroyables Comestibles ont vu le jour à Metz en 2013, chacun peut y jardiner et se servir librement et gratuitement.
Une belle réussite puisqu’on compte 28 espaces Incroyables Comestibles à Metz et communes avoisinantes (Marly, Montigny-lès-Metz et Woippy) en fin d’année 2017.
La thématique de la relocalisation de la production alimentaire fut naturellement abordée lors de nos rencontres, discussions et échanges en prenant exemple sur les initiatives de ce type à Todmorden, Albi, etc.

À Metz, des acteurs sont déjà inscrits dans cette mouvance comme les AMAP et la Ferme de Borny. Cela reste pour le moment marginal, selon l’étude du cabinet « Utopies », le degré d’autonomie alimentaire de la ville de Metz s’élève à 1,07%, alors que la moyenne française (des 100 premières aires urbaines) est de 2%.
Avec 97% de la production alimentaire exportée, la marge de progression est donc considérable !

Les fondements, de cette belle aventure prennent forme pour l’agglomération messine :
-> MOTRIS a participé aux recensements des acteurs souhaitant s’impliquer dans cette démarche, que ce soit des structures ou individus.
-> En septembre 2017, à l’occasion de l’événement FuturOKlatsch #2 organisé par TCRM-Blida, une table ronde s’est déroulée avec pour sujet « Metz 2025, métropole autosuffisance et comestibles ». MOTRIS a pris part à ces échanges, aux côtés de Graine Grand Est, l’Institut Européen d’Écologie, la ferme de Borny, la ville de Metz,Végét’eau, Villes et Villages Comestibles de France.
-> Le 7 novembre 2017, à l’hôtel de ville de Metz, Jean-Michel Herbillon, co-initiateur des Incroyables Comestibles en France et coordinateur national du projet Villes et Villages Comestibles de France, fit une conférence intitulée « Ensemble construire l’autosuffisance alimentaire de nos villes ! ».
-> Le 10 décembre 2017, suite à la mise en place d’une réunion par MOTRIS, 17 personnes se sont retrouvées au café associatif La Chaouée afin de débuter les préparatifs d’un événement inaugural qui se déroulera courant mars 2018.

Suite à cette officialisation, deux périodes de travail d’environ 6 mois se succéderont certainement.
La première permettra aux différents acteurs de s’organiser efficacement, la seconde sera axée sur une étude de notre système alimentaire actuel au niveau de notre localité, la construction d’une stratégie territoriale qui intègre les différents acteurs de l’alimentation ainsi qu’un plan d’action à concrétiser les années suivantes.

QUELLE EST LA POSITION DE MOTRIS ?

MOTRIS se positionne comme l’un des participants au développement de l’autosuffisance alimentaire et de la transition alimentaire sur Metz et ses environs.
Fidèle à notre philosophie, nous souhaitons avancer ensemble, pour que cette dynamique citoyenne débouche sur un échange entre l’ensemble des acteurs.
Nous essayons de participer à la mise en place de cette dynamique, à son organisation.
Cela permet également de créer du lien entre les parties prenantes de cette aventure.

COMMENT RELOCALISER LA PRODUCTION ALIMENTAIRE ?

Nous prendrons le temps de réfléchir aux différentes possibilités, en voici quelques-unes :
-> planter des arbres, notamment des fruitiers.
-> développer les jardins en partage comme les Incroyables Comestibles.
-> multiplier les jardins partagés, individuels, ouvriers.
-> faciliter l’installation de nouveaux maraîchers.
-> inciter les producteurs à vendre dans le secteur plutôt que d’exporter.
-> privilégier une production utile localement.
-> favoriser la vente directe.
-> référencer les restaurants et/ou commerces avec une alimentation saine et de proximité.
-> sensibiliser, informer.
-> en parler au sein des établissements scolaires (développer l’approche, donner envie aux enfants/adolescents/adultes de jardiner, apprendre à connaître les légumes existants, etc.) et y développer des jardins.
-> mise en place de nouvelles grainothèques.
-> favoriser le compostage.
-> récupérer les graines, les faire circuler.

COMMENT PARTICIPER ?

Ce projet est ouvert à toutes et à tous (association, collectif, maraîcher, collectivité, entreprise, à titre personnel, etc.).
Prévenez par exemple en envoyant un message à autosuffisancealimentaire@motris.fr si vous souhaitez participer aux débats, réunions, discussions, à l’organisation de ce projet…

ET POUR FINIR, UNE PETITE RÉFLEXION :

Ok, il est possible de relocaliser la production de nombreux aliments, mais… quand est-il des aliments ne pouvant pas être produit localement, comme les bananes ?
Faudrait-il arrêter d’en consommer ? En réduire sa consommation ? Réfléchir à des moyens de transports propres ?
Il s’agit certainement de l’une des nombreuses questions à aborder tous ensemble.

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